À première vue, c’est un partenariat de plus entre un géant de la bière et un cador du malt. Mais en y regardant de plus près, l’accord signé entre Heineken et Soufflet Malt pourrait bien marquer un tournant pour toute la filière brassicole française.

Un cap clair : accélérer l’agriculture régénérative

Annoncé le 23 février 2026 à Paris, le partenariat pluriannuel vise un objectif ambitieux : déployer à grande échelle l’agriculture régénérative auprès des producteurs français d’orge brassicole — mais aussi sur d’autres cultures clés comme le colza, le tournesol, le maïs ou le blé.

Concrètement, la dynamique est déjà lancée. Dès 2025, 15 000 tonnes d’orge ont été cultivées pour Heineken selon des protocoles d’agriculture régénérative. En 2026, le volume devrait doubler pour atteindre 30 000 tonnes. Une montée en puissance progressive, mais résolument structurée.

Derrière ces chiffres, un enjeu stratégique : agir là où l’impact carbone est le plus fort. Pour un brasseur, une large part des émissions se concentre en amont, dans la culture de l’orge — ingrédient central de ses bières premium.

Décarbonation, sols vivants et sécurité d’approvisionnement

L’intérêt de l’agriculture régénérative ne se limite pas à la réduction des émissions. Le modèle défendu par les deux partenaires mise aussi sur la résilience des exploitations : amélioration de la fertilité des sols, meilleure rétention d’eau, restauration de la biodiversité, qualité accrue de l’eau.

Pour Heineken, l’équation est triple : impact environnemental, sécurité d’approvisionnement et cohérence économique. En renforçant la durabilité des pratiques agricoles aujourd’hui, le groupe entend sécuriser la filière sur le long terme, dans un contexte de pression climatique croissante.

« Pour HEINEKEN, l’agriculture régénérative est aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces de réduire l’impact environnemental de notre activité dans la chaîne de valeur agricole, car elle se concentre particulièrement sur les émissions liées à la culture de l’orge, le principal ingrédient pour nos bières premiums. En renforçant dès aujourd’hui la résilience et la durabilité de notre approvisionnement en orge, nous protégeons la filière sur le long terme. Cette approche conjugue impact environnemental, sécurité d’approvisionnement et cohérence économique. En France, nous avons construit avec Soufflet Malt et Soufflet Agriculture un modèle robuste, fondé sur des indicateurs mesurés pour chaque sujet, chaque année et un accompagnement renforcé des agriculteurs, en fonction de leur maturité. », rapporte Hervé le Faou, Directeur des Achats Monde chez Heineken.

À première vue, c’est un partenariat de plus entre un géant de la bière et un cador du malt. Mais en y regardant de plus près, l’accord signé entre Heineken et Soufflet Malt pourrait bien marquer un tournant pour toute la filière brassicole française.

Un cap clair : accélérer l’agriculture régénérative

Annoncé le 23 février 2026 à Paris, le partenariat pluriannuel vise un objectif ambitieux : déployer à grande échelle l’agriculture régénérative auprès des producteurs français d’orge brassicole — mais aussi sur d’autres cultures clés comme le colza, le tournesol, le maïs ou le blé.

Concrètement, la dynamique est déjà lancée. Dès 2025, 15 000 tonnes d’orge ont été cultivées pour Heineken selon des protocoles d’agriculture régénérative. En 2026, le volume devrait doubler pour atteindre 30 000 tonnes. Une montée en puissance progressive, mais résolument structurée.

Derrière ces chiffres, un enjeu stratégique : agir là où l’impact carbone est le plus fort. Pour un brasseur, une large part des émissions se concentre en amont, dans la culture de l’orge — ingrédient central de ses bières premium.

Décarbonation, sols vivants et sécurité d’approvisionnement

L’intérêt de l’agriculture régénérative ne se limite pas à la réduction des émissions. Le modèle défendu par les deux partenaires mise aussi sur la résilience des exploitations : amélioration de la fertilité des sols, meilleure rétention d’eau, restauration de la biodiversité, qualité accrue de l’eau.

Pour Heineken, l’équation est triple : impact environnemental, sécurité d’approvisionnement et cohérence économique. En renforçant la durabilité des pratiques agricoles aujourd’hui, le groupe entend sécuriser la filière sur le long terme, dans un contexte de pression climatique croissante.

« Pour HEINEKEN, l’agriculture régénérative est aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces de réduire l’impact environnemental de notre activité dans la chaîne de valeur agricole, car elle se concentre particulièrement sur les émissions liées à la culture de l’orge, le principal ingrédient pour nos bières premiums. En renforçant dès aujourd’hui la résilience et la durabilité de notre approvisionnement en orge, nous protégeons la filière sur le long terme. Cette approche conjugue impact environnemental, sécurité d’approvisionnement et cohérence économique. En France, nous avons construit avec Soufflet Malt et Soufflet Agriculture un modèle robuste, fondé sur des indicateurs mesurés pour chaque sujet, chaque année et un accompagnement renforcé des agriculteurs, en fonction de leur maturité. », rapporte Hervé le Faou, Directeur des Achats Monde chez Heineken.

Un modèle structuré… et incitatif

Côté opérationnel, le dispositif repose sur un accompagnement étroit des agriculteurs. Soufflet Agriculture, fournisseur historique et partenaire clé du programme « Performance », travaille main dans la main avec Soufflet Malt pour assurer le suivi agronomique.

Au programme :

  • diagnostics d’exploitation,
  • suivi annuel d’indicateurs précis (carbone, eau, biodiversité, santé des sols),
  • et surtout, un système de rémunération incitative pour valoriser les pratiques les plus vertueuses.

Près de 100 agriculteurs participent déjà au projet, répartis dans trois régions stratégiques : Grand Est, Bourgogne et Centre. La France devient ainsi marché pilote et référence pour le dispositif, avec l’ambition affichée d’en faire un standard réplicable dans d’autres zones d’approvisionnement du groupe.

Un signal fort pour la filière

Au-delà des volumes, c’est la philosophie du partenariat qui interpelle. Les deux entreprises insistent sur la notion de co-construction avec les agriculteurs, considérés non comme de simples fournisseurs mais comme des partenaires de la transition.

Premier malteur mondial avec 40 malteries dans 20 pays, Soufflet Malt inscrit cette initiative dans sa feuille de route durabilité à horizon 2030, visant notamment la réduction de l’empreinte carbone de l’orge. De son côté, Heineken — présent dans plus de 70 pays avec plus de 340 marques — intègre pleinement l’agriculture régénérative dans son programme « Brassons un monde meilleur ».

« Nous sommes ravis de renforcer notre partenariat avecHeineken, un acteur de référence avec lequel nous partageons une ambition commune : accélérer la transition vers une agriculture durable, innovante et différenciante. En réunissant nos expertises et nos visions complémentaires de l’agriculture durable, nous avons l’ambition de définir de nouveaux standards pour l’agriculture et d’avoir un impact positif sur le climat. Ce qui nous distingue, c’est la façon dont nous travaillons avec les agriculteurs et Soufflet Agriculture non seulement en tant que fournisseurs, mais aussi en tant que partenaires sur le sujet de la résilience des sols. Ensemble, avec Heineken, nous promouvons la production d’orge cultivée en France, qui vise à réduire les émissions, préserver les écosystèmes et renforcer les relations avec les communautés agricoles. », confie de son côté Jorge Solis, PDG de Soufflet Malt.

En filigrane, une conviction partagée : la transformation du modèle agricole ne pourra se faire qu’à grande échelle, avec des indicateurs mesurés, des engagements pluriannuels et des incitations économiques solides.

Dans une filière souvent bousculée par les aléas climatiques et la volatilité des marchés, l’accord entre Heineken et Soufflet Malt sonne comme un pari sur l’avenir. Un pari où la performance agricole et la performance environnementale ne s’opposent plus — elles avancent ensemble.

Côté opérationnel, le dispositif repose sur un accompagnement étroit des agriculteurs. Soufflet Agriculture, fournisseur historique et partenaire clé du programme « Performance », travaille main dans la main avec Soufflet Malt pour assurer le suivi agronomique.

Au programme :

  • diagnostics d’exploitation,
  • suivi annuel d’indicateurs précis (carbone, eau, biodiversité, santé des sols),
  • et surtout, un système de rémunération incitative pour valoriser les pratiques les plus vertueuses.

Près de 100 agriculteurs participent déjà au projet, répartis dans trois régions stratégiques : Grand Est, Bourgogne et Centre. La France devient ainsi marché pilote et référence pour le dispositif, avec l’ambition affichée d’en faire un standard réplicable dans d’autres zones d’approvisionnement du groupe.

Un signal fort pour la filière

Au-delà des volumes, c’est la philosophie du partenariat qui interpelle. Les deux entreprises insistent sur la notion de co-construction avec les agriculteurs, considérés non comme de simples fournisseurs mais comme des partenaires de la transition.

Premier malteur mondial avec 40 malteries dans 20 pays, Soufflet Malt inscrit cette initiative dans sa feuille de route durabilité à horizon 2030, visant notamment la réduction de l’empreinte carbone de l’orge. De son côté, Heineken — présent dans plus de 70 pays avec plus de 340 marques — intègre pleinement l’agriculture régénérative dans son programme « Brassons un monde meilleur ».

En filigrane, une conviction partagée : la transformation du modèle agricole ne pourra se faire qu’à grande échelle, avec des indicateurs mesurés, des engagements pluriannuels et des incitations économiques solides.

Dans une filière souvent bousculée par les aléas climatiques et la volatilité des marchés, l’accord entre Heineken et Soufflet Malt sonne comme un pari sur l’avenir. Un pari où la performance agricole et la performance environnementale ne s’opposent plus — elles avancent ensemble.