Si les murs de la Fabrique du Faubourg, à Vénissieux, pouvaient parler, ils raconteraient près de deux siècles d’histoire brassicole, de défis relevés et de bières qui ont marqué Lyon.
Mais en 2026, Bières Georges ne se contente plus de conter son passé : la marque écrit un nouveau chapitre, aussi ambitieux que celui initié par son fondateur, Georges Hoffherr, en 1836. Avec une identité repensée, des produits innovants et un outil de production modernisé, la brasserie lyonnaise affiche clairement ses intentions : redevenir la référence régionale en Auvergne-Rhône-Alpes.
Un héritage qui ne prend pas la poussière
Fonder une brasserie à 40 ans, avec six enfants et le cœur lourd après la perte de son épouse, relève de l’audace. Pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Georges Hoffherr en débarquant à Lyon, au confluent de la Saône et du Rhône. Près de 200 ans plus tard, son esprit pionnier souffle toujours sur la Fabrique du Faubourg. « Nous sommes les héritiers de l’audacieux Georges », clame désormais la marque, qui a confié à l’agence Studio Blackthorns la mission de dépoussiérer son image sans trahir son âme.
Exit les codes poussiéreux : place à une identité visuelle rétro-moderne, où le vert profond, la terracotta et le crème se mêlent à des typographies élégantes. Le packaging, lui, rend hommage à la devanture historique de la brasserie et au portrait de Georges Hoffherr, comme pour rappeler que chaque gorgée est un hommage à son héritage. Cinq valeurs guident désormais chaque décision : l’audace, l’exigence, la simplicité élégante, l’énergie conquérante et la fierté fédératrice. Un mélange aussi équilibré que leurs recettes.
Des bières qui osent innover
Côté production, la Fabrique du Faubourg ne fait pas les choses à moitié. Avec l’arrivée de Marc-Antoine Sochon (ex-Carlsberg) à la tête de la production en 2025, la brasserie a investi dans des outils de pointe, comme un système d’ajout de houblons en ligne (hopgun) pour sublimer les arômes de ses IPA et NEIPA. Résultat ? Des bières plus intenses, plus complexes, mais toujours accessibles.
La gamme s’enrichit en 2026 de six nouvelles recettes :
Une Blonde Pils (légère et finement amère)
Une Blanche Witbier (gingembre, coriandre, zestes d’agrumes)
Une IPA Exotic et une NEIPA Exotic (houblons fruités et exotiques)
Une Red Ale et une Brut IPA (en phase d’expérimentation)

Et pour coller aux nouvelles habitudes de consommation, Bières Georges mise sur le format canette 44 cl (sur trois références, Blonde Pils, IPA, NEIPA), pratique pour les événements et les amateurs de nomadisme. La gamme complète, qui va de la Pils à la Porter en passant par la Fruitée Framboise, a déjà séduit les jurys : médaille d’Or et d’Argent au Concours International de Lyon 2026, entre autres distinctions.
Une production à la hauteur des ambitions
Avec un site de 1 500 m² et une capacité de 15 000 hectolitres, la Fabrique du Faubourg a de quoi voir grand. Un outil pilote de 120 litres, équipé de quatre fermenteurs, permet de tester les recettes dans les mêmes conditions que la production principale. Une façon de garantir que chaque nouvelle bière soit à la hauteur de la réputation de la marque.
Et pour distribuer tout cela, l’équipe commerciale s’est renforcée avec Audrey Montroussier (ex-Bacardi, Pernod) et Lucas Lambert (ex-Maison Mamette), qui pilotent respectivement la grande distribution et le réseau CHR. Objectif : 500 clients (GMS et CHR) en région Auvergne-Rhône-Alpes d’ici la fin de l’année, avec une offre qui mise sur la location de tireuses mobiles pour les événements.

L’audace comme fil conducteur
« La question n’est plus ‘comment vivre’, mais ‘comment conquérir’ », résume Julien Chauve, dirigeant de la Fabrique du Faubourg. Avec son plan de transformation, Bières Georges prouve que tradition et modernité peuvent faire bon ménage. 1836 – 2026 : l’histoire continue, et on souhaite qu’elle s’offre encore de beaux jours devant elle.



