Plus d’un siècle après ses débuts, la brasserie de Mons-en-Barœul, près de Lille, ne vit pas sur ses acquis. Premier site industriel d’Heineken en France, elle a bénéficié de 118 millions d’euros d’investissements depuis 2024. Au programme : de nouveaux équipements pour brasser plus, consommer moins d’eau et soulager le travail des équipes.
Une brasserie qui pèse lourd
Avec 350 collaborateurs, 6 lignes de production et 3,4 millions d’hectolitres produits chaque année, Mons-en-Barœul est un poids lourd. Elle assure près des deux tiers de la production française d’Heineken et figure dans le top 10 des brasseries du groupe en Europe en termes de capacité.
Côté conditionnement, le site peut remplir jusqu’à 250 000 bouteilles et canettes par heure. Six marques y sont brassées ou conditionnées : Heineken, Desperados, Affligem, Pelforth, Pelican et Gallia.
Une seconde salle de brassage et dix nouvelles cuves
C’est le gros morceau de ce programme. La brasserie se dote d’une seconde salle de brassage et de 10 nouvelles cuves, avec des flux industriels et logistiques entièrement repensés. L’objectif : renforcer la performance industrielle du site et viser, dans les prochaines années, une capacité technique de 4,5 millions d’hectolitres, soit près d’un tiers de plus qu’aujourd’hui.
Ce renforcement s’inscrit dans une stratégie plus large. La France est l’un des cinq premiers marchés d’Heineken en Europe en chiffre d’affaires. Le groupe y est aussi le numéro un des brasseurs en volume comme en chiffre d’affaires. Près d’une bière sur quatre produite dans l’Hexagone sort de ses cuves.
Moins d’eau, plus d’énergie récupérée
L’autre grand chantier est environnemental. La brasserie s’équipe d’une nouvelle station d’épuration et modernise ses équipements liés à l’eau, au froid, aux effluents et à la récupération d’énergie.
Les premiers résultats sont déjà là. Entre janvier 2025 et le premier semestre 2026, la consommation d’eau nécessaire pour produire un litre de bière a baissé de 13 %. Pour un site de cette taille, l’économie est considérable.

Heineken Brasserie de Mons en Baroeul
Moins de manutention, moins d’accidents
Troisième volet, plus discret mais tout aussi important : le quotidien des équipes. Certaines opérations sont automatisées pour réduire la manutention, les gestes répétitifs et les situations de pénibilité.
Selon Heineken, le nombre d’accidents sur le site devrait baisser de 50 % en 2026 par rapport à 2025. Un objectif ambitieux, qui montre que ces investissements ne servent pas qu’à produire plus.
Pour une brasserie centenaire, c’est un sacré coup de jeune. Mons-en-Barœul confirme ainsi sa place de pilier de la production d’Heineken en France, tout en cherchant à brasser plus intelligemment.
