Trois bouteilles, des céréales cultivées à quelques kilomètres de la distillerie et des fûts de Pineau et de cognac : Maison Ansac a profité de l’équinoxe d’automne pour lancer Équinoxe, une nouvelle signature du whisky tricolore.
Le whisky français ne cesse de se faire une place, et c’est une nouvelle fois de Charente que vient la nouveauté. Sous la bannière de Maison Ansac, Équinoxe débarque avec une promesse claire : maîtriser son produit de bout en bout. Le nom fait référence à l’instant où le jour et la nuit s’équilibrent, et la marque en a fait sa devise : « L’équilibre en bouteille ».
Des céréales « made in » sept départements
Chez Équinoxe, on ne se contente pas d’acheter du grain : on le cultive. Le projet s’appuie sur le groupe coopératif Océalia et ses agriculteurs adhérents, répartis sur sept départements voisins (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne, Creuse et Dordogne). L’orge et le seigle sont les deux céréales phares. Avantage revendiqué : une traçabilité sans faille et un savoir-faire 100 % local.
De la bière au whisky
Une fois récoltées et maltées, les céréales prennent la direction d’Angoulême, à la brasserie La Débauche. Là, Samuel et son équipe s’occupent du concassage, de ‘lempâtage et de la filtration, puis d’une fermentation de quatre à cinq jours. Résultat : un « wash », le moût fermenté, à environ 9 % comme point de départ de la distillation. Rien ne se perd pour autant, puisque la drêche part chez Durepaire pour l’alimentation animale.
Seize alambics charentais
Cap ensuite sur Mosnac, à la distillerie de la Laigne, où officient seize alambics charentais. La méthode est celle du cognac : la double distillation, réputée pour révéler la finesse aromatique des céréales.
Le vieillissement se fait dans un chai semi-enterré, où l’humidité naturelle favorise une extraction en douceur des tanins. Côté fûts, l’assemblage est aussi régional que possible : 45 % de fûts de Pineau des Charentes, 45 % de fûts de cognac et 10 % de chêne neuf, sélectionnés par Pierrick.
Dans le verre : trois références
Single Malt (40 %) qui est 100 % orge maltée. La robe est or pâle, le nez met en évidence les céréales, quelques notes de caramel et de fruits secs. La bouche est légère assez douce avec ce qu’il faut de gourmandise. La finale est plus biscuitée, avec des touches épicées. C’est simple efficace, accessible pour le plus grand nombre à consommer sec ou en cocktail, comme par exemple en Old Fashioned. Prix conseillé : 25 euros, en grandes surfaces.
Rye and Barley (41,3 %) quant à lui composé de 51 % de seigle malté et de 49 % d’orge maltée. Le nez est assez doux, sur les fruits du vergers, un soupçon de caramel, avant de laisser la place à des notes épicées et poivrées, significatives du seigle.
La bouche est assez ronde, sur des notes céréalières et délicatement miellées qui vont laisser la place à une finale plus épicée. Plus complexe grace au seigle il n’en reste pas moins très accessible. Une bonne introduction au type Rye. A consommer sec ou en cocktail, nous avons testé le Penicillin, cela fonctionne parfaitement. Prix conseillé : 28 euros, également en grandes surfaces.
Single Grain (40,6 %) est cette fois une édition à part, née d’une collaboration avec La Débauche et réservée aux professionnels de la restauration, de l’hôtellerie et de la mixologie (et bien entendu à la taproom de la brasserie). C’est un assemblage à parts égales du Single Malt et du Rye and Barley. Le nez nous offre des notes de caramel, de fruits secs et des touches d’épices. La bouche est de la même trempe, avec un joli équilibre entre la gourmandise, les épices et la rusticité du seigle.
Qui plus est nous avons vraiment apprécié l’étiquette du flacon, signée par l’artiste Dr Fanx, qui illustre l’instant où jour et nuit sont d’égale durée, l’équinoxe bien sûr.
Équinoxe coche beaucoup de cases : un ancrage local assumé, un savoir-faire hérité du cognac, des recettes à la fois simples et efficaces, sans oublier des prix accessibles. Autant de points pensés pour séduire un large public.



