Nous y sommes, difficile d’y échapper, le premier mois de l’année est désormais à l’alcool ce qu’est le mois de novembre au tabac. Si ce dernier invite à passer 30 jours sans tabac, le mois de janvier se veut sans alcool, Dry janyary en anglais, Janvier Sec en français (sic). La Brasserie Parallèle, brasserie spécialisée dans les boissons sans alcool (bières & kéfirs de fruits), a fait réaliser une enquête par OpinionWay sur le rapport des Français à l’alcool, à la modération et aux freins rencontrés lorsqu’ils souhaitent consommer différemment. Celle-ci démontrerait un paradoxe français : conscients des risques de l’alcool, nous peinons encore à lever le pied. En cause selon l’étude ? La pression sociale, le manque d’alternatives sympas… et quelques lendemains dont on préfère ne pas se souvenir.
Soyons honnêtes deux secondes : qui n’a jamais regretté cette troisième (quatrième ? cinquième ?) bière de trop ? Qui n’a jamais envoyé un SMS à son ex après un verre de trop ? On est nombreux à vouloir calmer le jeu avec l’alcool, mais entre la théorie et la pratique, il y a un fossé. Un fossé rempli de pintes, visiblement.
83% de consommateurs (mais pas tous égaux)
Premier constat : l’alcool, c’est un peu le compagnon de route de la majorité d’entre nous. 83% des Français en consomment, ne serait-ce qu’occasionnellement. Près de la moitié (48%) trinque toutes les semaines, et 10% carrément tous les jours.
Le plus inquiétant ? 15% des Français reconnaissent ressentir une dépendance à l’alcool. Sauf que paradoxe oblige, 66% de ceux qui boivent quotidiennement affirment ne pas être dépendants. Le déni, ça vous parle ?
Côté jeunes, on entend souvent parler de leurs excès. Mais en réalité, les moins de 35 ans consomment moins que leurs aînés (73% contre des taux plus élevés chez les plus âgés). Par contre, quand ils boivent, ça peut vite déraper : un jeune sur quatre dit ressentir une dépendance, contre seulement 10% des plus de 50 ans.
52% ont vécu une galère à cause de l’alcool
Et là, ça devient croustillant. Plus d’un Français sur deux s’est déjà retrouvé dans une situation franchement problématique à cause de l’alcool. On parle pas juste d’un petit mal de crâne, hein.
Les chiffres qui font froid dans le dos d’abord : 28% ont déjà pris le volant bourrés (dont 12% à plusieurs reprises), 26% se sont blessés, et 21% se sont embrouillés avec quelqu’un sans raison. Classe.
Mais l’alcool, c’est aussi le roi de la lose assumée : 22% se sont jetés sur la malbouffe après avoir picolé, 16% ont recontacté leur ex (aïe), 16% ont eu un coup d’un soir qu’ils regrettent, 13% ont découvert des vidéos gênantes d’eux le lendemain, et 11% admettent avoir été infidèles sous l’effet de l’alcool.
Sans surprise, les jeunes (65% des moins de 35 ans) et les hommes (59%) sont les plus concernés par ces dérapages. Et plus on boit régulièrement, plus les risques augmentent : 56% des buveurs quotidiens ont déjà conduit sans être en état. On peut faire mieux, non ?
67% essaient de lever le pied (avec des stratégies variées)
Bonne nouvelle : face à tout ça, beaucoup de Français tentent de se calmer. Deux tiers d’entre eux ont mis en place au moins une stratégie pour réduire leur conso.
Les techniques les plus populaires ? Se fixer une limite par soirée (52%), ne pas boire avant une certaine heure (51%), éviter l’alcool fort (47%), faire des pauses totales (45%), ou instaurer des jours sans alcool (44%).
D’autres vont plus loin et limitent leurs sorties (39%), évitent certains endroits (36%) ou même font le tri dans leurs fréquentations (33%). Radical, mais efficace ?
Le Dry January séduit (surtout les jeunes)
Le fameux « mois sans alcool » de janvier, tout le monde connaît maintenant : 78% des Français savent ce que c’est. Et près d’un quart (23%) envisagent d’y participer en 2025, dont 11% qui sont déjà bien décidés.
Sans surprise, ce sont les jeunes qui jouent le jeu : 38% des moins de 35 ans veulent tenter l’expérience, contre seulement 15% des plus de 50 ans.
On sait que ça nous ferait du bien… mais
Le plus dingue dans tout ça ? 85% des Français sont convaincus que réduire l’alcool leur ferait du bien. Santé physique (73%), meilleur sommeil (72%), budget préservé (72%), joie de vivre (72%), santé mentale (71%)… La liste des bénéfices attendus est longue.
Même la vie de couple (71%), les relations sociales (69%) et la carrière pro (70%) en profiteraient. Bon, pour la vie sexuelle, on est à 67%, mais ça reste largement positif.
Alors pourquoi on n’y arrive pas ?
Les freins : le regard des autres et le manque d’alternatives
Premier obstacle : le jugement social. 29% des Français se sentent jugés quand ils sont les seuls à commander un sans-alcool en soirée. Chez les jeunes, ça grimpe à 44%. Et puis il y a cette fameuse idée que sans alcool, on s’amuse moins (25% y croient).
Mais le vrai problème, c’est qu’on manquerait cruellement d’options sympas. 43% regrettent le manque de choix intéressants dans les bars et restos, 38% disent la même chose pour les magasins, et 48% trouvent que les boissons sans alcool n’ont tout simplement pas assez de goût.
Une conclusion sur mesure pour La Brasserie Parallèle qui s’est bien entendu positionnée sur ce créneau en expliquant proposer des alternatives qui donnent vraiment envie, histoire qu’on puisse trinquer sans alcool sans avoir l’impression de se sacrifier.
Parce qu’au final, selon l’étude d’OpinionWay le message est clair : on veut boire moins, on sait pourquoi, mais encore faut-il qu’on nous donne de quoi remplir nos verres. Et pas juste un jus d’orange triste.
Une conclusion un peu facile aussi à notre goût de buveur de bière puisque cela fait maintenant quelques années tout de même que les brasseurs proposent des versions sans alcool au sens juridique du terme (En France, une bière peut être qualifiée de « sans alcool » si son titre alcoolique est inférieur ou égal à 1,2% en volume. En Belgique comme en Suisse le seuil maximum est de 0,5%. Toutefois en France la grande majorité des bières commercialisées sous l’appellation « sans alcool » contiennent en réalité un taux d’alcool bien plus faible, souvent inférieur à 0,5% vol., voire 0,0% vol.). Et qui tiennent la route !
A ce propos nous ne manquerons pas, comme nous le faisons d’ailleurs tout au long de l’année, de présenter ici des bières de cette catégorie. Nous ne sommes pas des pratiquants du Dry January, mais nous sommes assurément de grands promoteurs d’une consommation raisonnée 365 jours sur 365 !
Commençons donc logiquement par annoncer les deux nouvelles références que nous propose justement La Brasserie Parallèle.
Une bière 0,0 % aux fruits tropicaux. La Brasserie Parallèle a ici fait le choix d’un procédé sans désalcoolisation, afin de préserver le goût. En travaillant sur une fermentation lactique, la recette à base de purées de fruits et jus bio (mangue, fruits de la passion, citron vert et bergamotte), sans ajout d’arômes artificiels donne une bière « équilibrée avec une légère acidité naturelle ». La 0,0% fruits tropicaux est disponible en format 33 cl (bouteille réemployable) au prix conseillé de 2,95 euros.
L’autre nouveauté est une French IPA aux ingrédients 100% français. Cette bière met à l’honneur un houblon Sorachi Ace cultivé en Lot-et-Garonne et infusé à froid. L’ajout de verjus et de fevilles de figuier complète la recette, pour apporter de la rondeur et de l’équilibre. « En bouche, la dégustation révèle des notes délicates et rondes de noix de coco et de miel, contrebalancées par une fraîcheur herbacée », selon les notes de dégustation du brasseur. Bière disponible en format 33 cl (bouteille réemployable) au prix conseillé de 2,95 euros.
Nous reviendrons plus en détails, au travers de fiche dégustation, sur ces deux références dès que nous aurons eu l’occasion de les déguster.

Enfin, pour aller plus loin que l’étude d’OpinionWay pour La Brasserie Parallèle, soulignons que si en janvier, beaucoup de Français choisissent de boire moins d’alcool ce n’est pas seulement à cause du Dry January.
En effet, d’après Worldpanel by Numerator, expert mondial des études de consommation, les visites en rayon pour les boissons alcoolisées (spiritueux, bières, cidres) ont baissé de 4 % entre 2016 et 2025. Et en janvier, la baisse est encore plus marquée : 7 % ! Un signe clair que la tendance à boire moins d’alcool est là pour durer.
Les jeunes, en particulier, sont moins présents au rayon alcool qu’il y a dix ans. En revanche, les seniors, eux, sont plus nombreux en janvier, ce qui montre qu’ils ont un rapport à l’alcool plus stable et traditionnel. Papy fait de la résistance !
Si janvier est devenu le mois où l’on boit moins d’alcool, ce n’est pas seulement à cause du Dry January. C’est aussi parce que les gens sont plus conscients de l’impact de l’alcool sur leur santé, qu’ils font attention à leur budget et qu’ils s’intéressent de fait moins aux boissons, alcoolisées ou non.
Le Dry January, c’est bien plus qu’un simple défi annuel, c’est le signe d’une prise de conscience grandissante autour du bien-être et de la modération. Après les fêtes, beaucoup d’entre nous souhaitent réduire leur consommation d’alcool, et cette tendance devrait se poursuivre tout au long de l’année, comme le souligne Margaux Berthon, client leader boissons chez Worldpanel by Numerator.
En 2022, on a assisté à un véritable tournant : les achats de boissons sans alcool (bières et spiritueux) ont explosé de 27%, tandis que les achats de boissons alcoolisées équivalentes ont baissé dans les mêmes proportions. Une tendance qui s’est confirmée en 2023, avec une consommation d’alcool en baisse de près de 2% par rapport à l’année précédente.
En 2024, les consommateurs ont privilégié l’abstinence plutôt que les alternatives sans alcool, qui restent encore une niche, touchant seulement 5% des foyers acheteurs en janvier. Et en 2025, même parmi les 17% de Français qui avaient prévu de faire le Dry January, 43% ont tout de même acheté de l’alcool en janvier. On ne nous la fait pas…
On note toutefois une baisse plus marquée de la consommation d’alcool en dehors du domicile, avec près d’un quart des personnes ayant prévu de la réduire.



